C'est là que tout à commencé... je me balade dans le bois avec mes potes, il doit être aux alentours de 3h du matin. Je pense qu'il est bon de préciser qu'on a tous un sérieux coup dans le pif... le week-end ça se fête ! On titube donc ainsi, manquant de ramasser un arbre à chaque pas. Je suis pas bourré au dernier stade, j'arrive quand même à garder un peu de lucidité, mais bon je suis quand même... comment dire... très joyeux !
De blague débile en blague débile, on s'avance un peu plus de l'endroit où ma vie va basculer, mais ça évidemment je ne le sais pas encore...
Georg : Qu'est ce qui est orange ?
Tous : ...
Georg : Une carotte !
Tous : Ah trop drôle !
Oui, cette soirée est vraiment comme les autres...
Andréas :Hey ! Le couvreur m'a parlé de toit !
Tous : XD
Vraiment...
Tom : Hey ! Attendez !
Andréas : Quoi ? T'as peur du noir tout à coup ?
Tom : Non ! C'est juste qu'on arrive près de l'église en ruine ! On va sûrement croiser des tapettes ici... C'est là qu'elles viennent dans leurs moments de solitude... si vous voyez c'que j'veux dire !
Andréas : Cool ! Il ont sûrement du pognon sur eux, et puis c'est pas eux qui vont aller chialer à la police, c'est tous des lavettes !
L'esprit embrouillé, j'écoute mon meilleur ami qui me souffle par la même occasion son haleine de wisky dans la figure. La perspective m'enchante... POGNON !
On continue de zigzaguer pendant cinq longues minutes en longeant la façade de l'église, puis, enfin, on trouve ce qu'on cherchait.
Dans l'obscurité, on distingue deux silhouettes... Un homme s'adossait au mur la tête en arrière... de petits gemissements de plaisir sortant de ses lèvres... Un autres était agenouillé devant lui...
Andréas : Tiens, on va bien se marrer !
On s'approche, aussi discrets que des ours en chaussures neuves sur un sol en linoléum...
En entendant les branches craquer sous nos pieds, les deux hommes sursautent. Celui agenouillé, pris d'un mouvement de panique, se relève aussitôt et s'enfuit en courant... Il laisse tout juste le temps à l'autre de fermer précipitamment sa braguette.
Andrés l'empoigne par le col de sa veste en cuir en vociférant des insultes homophobes, entre deux hoquets puant l'alcool. Sa victime reste immobile...
Et puis le temps semble s'arrêter subitement... Un rayon de lune éclaire son visage... un peu de sueur perle sur son front, ultime vestige de sa brève entrevue avec le furtif... Je reste figé à l'écart, contamplant cette créature... Je dis créature, car pensant être victime d'une hallucination, je vois d'abord une femme, une magnifique femme... Après deux minutes et un peu de bon sens (mais bon faut avouer que c'est un peu difficile avec l'alcool dans mon sang) je réalise que ça ne peut être qu'une femme, vue la scène passée... A vrai dire la seule dont je suis sûr, c'est qu'il est beau, d'une beauté étrange qui m'ennivre... Un ange... je ne sais pas... Je reste là, béat, à l'observer...
D'allure filiforme, il est frêle comme un garçon qui aurait besoin d'être protégé... Je l'aurais pris dans mes bras peut être à cet instant...Sa peau pâle contraste avec ses longs cheveux noirs qui lui tombent raides aux épaules... C'est d'ailleurs pour ça que je l'ai pris pour une femme au premier abord... Son visage efféminé est magnifique, comme parfait. Je croise son regard brun sublimé par un peu de maquillage noir, il n'est décidemment pas commun...
Je suis comme hypnotisé par ce regard envoutant, et là, sa langue sort lentement de sa bouche pour lui carresser les lèvres sensuellement, afin de les humecter de la plus belle façon qui soit... A ce moment un frisson me parcours tout le corps... il soutient mon regard...
Je reste là pendant d'éternelles secondes...
Andréas : Pédale, casse toi ou je t'enlève le peu qu'il te reste de virilité !
Je reviens à la réalité. Mon meilleur ami, qui a décidemment trop bu, s'écroule et reste à terre. Mon inconnu en profite pour s'enfuir en courant. Je le regarde disparaître peu à peu dans l'ombre avec légereté... mais je ne paux pas détacher mon regard du dernier détail perfectionnant le personnage... il a un putain de cul ! :P
Georg : Scheisse ! Va falloir porter ce con d'Andréas jusqu'à chez lui !...
Tom : Allez-y les mecs, vous n'avez pas besoin de moi, je reste ici un peu seul... j'ai besoin de fraicheur...
Sur ce, l'étrange procession s'en va en titubant, Andréas semi-conscient au milieu, soutenu tant bien que mal par les autres. Je l'entends vomir plus loin, puis le silence s'installe.
Je suis désormais seul...
* *
Pas grand chose, un début d'rencontre... en espérant qu'ça vous plaise !
Par contre là on va pas trop épiloguer, j'crois que le pauvre Tomichou a besoin d'un peu d'calme, ça résonne dans sa tête...
CHUUUT !
Enfin ça vous empêche pas d'commenter bien sûr ^_^
Ah oui ! J'pense poster la suite quand j'aurais un petit peu d'lectrices... J'demande pas grand chose hein, mais ça sert à rien de continuer à poster dans l'vide X'D
B'sous tout plein.
Tulipe
Réponse à Coco69 : Oui je compte tout reposter pareil, jusqu'au moment où j'en étais... Mais j'vais me dépêcher =D Pour l'instant j'aimerai bien avoir quelques chères lectrices, donc si tu pouvais m'faire un tout p'tit peu de pub de rien du tout ça m'arrangerait =D J'suis désolée d'avoir supprimé ma fic du jour au lendemain comme tu l'as dit, mais comme tu vois ce coup de tête est vite réparé, puisque je suis re-là ! B'sous tout plein à toi <3